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24h en solo dans le Parc national de la Jacques-Cartier
24h en solo dans le Parc national de la Jacques-Cartier

24h en solo dans le Parc national de la Jacques-Cartier

J’adore la fin septembre! Je trouve qu’il y a quelque chose de grandiose à la croisée de l’été et de l’automne. Quand les journées encore chaudes chevauchent les soirées plus fraîches et que le vert laisse place au jaune et au rouge. À la dernière minute, j’ai décidé de partir en solo pendant 24h au Parc national de la Jacques-Cartier. Quel privilège d’avoir accès à des territoires comme celui-là! À partir des ponts de Québec/Pierre-Laporte, il faut compter environ 50 minutes pour se rendre à l’entrée du parc. Il faut ensuite ajouter un 10 kilomètres pour aller jusqu’au camping Alluvions, au centre de découverte et de services ainsi qu’au camping Bétulaie. Plusieurs sentiers de randonnée sont d’ailleurs accessibles dans cette section du parc. Pour mon court séjour, j’ai choisi le Camping Alluvions. Puisque ma réservation était pendant la semaine, j’ai pu profiter de ma nuitée gratuite grâce à ma carte annuelle Sépaq. Je le redis, c’est vraiment un bel avantage!

À mon arrivée, je suis allée dîner sur l’un des bancs situés derrière le centre de découverte et de services. C’est tellement un bel endroit pour admirer la magnifique vallée. Mon objectif de la journée étant d’aller faire de la planche à pagaie, je suis ensuite allée me renseigner à propos du niveau de l’eau pour ne pas faire la route inutilement. L’employé m’a rassuré pour le niveau de l’eau du secteur où je souhaitais me rendre mais il m’a toutefois averti que la route n’était pas très belle et qu’un véhicule de type 4×4 était idéalement requis. Conduisant le Toyota Rav4 Trail de mon amoureux, l’état de la route ne m’inquiétait pas trop. Je vous confirme toutefois que de nombreux trous étaient présents, souvent dans des zones où les arbres font de l’ombre sur la route. Il vaut donc mieux être vigilant!

J’ai donc roulé jusqu’à la mise à l’eau Pont Banc du Km 18 qui donne accès à une section calme de la rivière Jacques-Cartier. J’aime vraiment ce secteur du parc. Il y a beaucoup moins de monde et tout dépendamment de l’heure de la journée, on peut littéralement se retrouver seul(e) sur l’eau. J’ai donc gonflé ma planche à pagaie et je suis allée pagayer en regardant le paysage qui se dessinait devant moi. Il y avait seulement deux groupes de personnes en rabaska. Pendant plusieurs moments, la rivière était miroir et il n’y avait aucun son. La distance à parcourir n’est vraiment pas grande puisqu’à gauche, il y a un rapide de catégorie R2 (du Pont-Banc) et à droite, il y a un rapide R1 (des Pins). Je sais qu’il est possible de faire du portage au rapide du Pont-Banc mais je ne l’ai jamais fait. Je me serai donc déplacé pendant environ 3,5 km. Une fois cette activité terminée, j’ai repris la route en direction du camping en faisant un petit arrêt pour m’acheter du bois. Il ne me restait qu’une bonne douche (gratuite) à prendre au bloc sanitaire avant de m’installer confortablement sur mon terrain.

Une chose que j’aime en camping, c’est de cuisiner (et faire la vaisselle – c’est méditatif). Pas de la grande gastronomie! J’y vais souvent pour des classiques et celui au sommet de ma liste, c’est le spaghetti. En camping, il a vraiment un petit je ne sais quoi! Première fois que ça m’arrivait, tous les spaghettis sont tombés sur le sol alors que je retirais l’eau du chaudron. Et moi qui apporte toujours plus de nourriture que les besoins réels, je n’avais pas d’autres pâtes à faire cuire. Ce n’est pas dans mes habitudes mais sachant que les gens qui font du camping sont très courtois, je suis spontanément allée demander à ma voisine si elle en avait. Je ne l’aurais peut-être pas fait si c’était un filet mignon qui était tombé. La dame était tellement heureuse de pouvoir m’aider à sauver mon repas. En guise de remerciement, je suis allée lui offrir de délicieux biscuits que j’avais. Quand je vais camper à cette période de l’année, je reste toujours surprise de voir que le soleil se couche tôt. À chaque fois, je me dis que je devrais débuter mon feu bien avant la noirceur. Je vais tenter de m’en souvenir pour la prochaine fois! J’ai profité de la belle soirée pour lire quelques pages d’un livre en m’éclairant avec une petite lanterne.


Après une bonne nuit de sommeil, je me suis faite un petit déjeuner bien simple et j’ai préparé mon sac pour aller faire une courte randonnée. Puisque je n’avais pas envie de marcher longtemps et que je souhaitais revenir pour le dîner, j’ai pris la direction du sentier L’Aperçu. De niveau facile, il est accessible à quelques pas du centre de découverte et de services situé au Km 10. Il s’agit d’une boucle de 2,2 km avec quelques escaliers à monter et à descendre ainsi qu’un beau ruisseau. Après la randonnée, il me restait environ deux heures avant de devoir libérer mon emplacement de camping (l’heure maximale est 14h). J’ai donc pris le temps de travailler sur quelques montages vidéos de ce 24h en nature, de dîner et de ramasser mon matériel de camping. Bien que je préfère partir pour deux nuits (ou trois), ce moment en solo m’a tout de même permis de me ressourcer dans un lieu que j’aime, en faisant des activités que j’aime. Je vous suggère vivement de vous permettre ce genre de petite escapade en solo. Ça fait un grand bien!



Parc national de la Jacques-Cartier (Sépaq) – En savoir plus


Crédits photos : Amé Wanderlust


Amé | En solo, à deux ou en famille avec 🐕

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